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EMILY
Bonjour France Vacances! Bordeaux, France
Jeudi 7 Août
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“Ooh, Salut!” dit Katie à voix haute tout en limant ses ongles tel un poney du Shetland. “Regarde ce qu’on a là!”

C’était le quatrième jour de nos vacances en famille mais c’était le premier que l’on passait à Butlins de la Mer. Nous nous étions arrêté chez Cécile et Ed (des amis de Maman et Papa) qui habitaient à Lyon pour y rester quelques jours. Katie et moi avions pris le soin de nous éviter le plus possible. Surtout que le fils de Cécile, Fabien 19 ans, baisait avec elle la plupart du temps. James n’est pas de meilleur compagnie, mais au moins je peux le frapper dès qu’il ouvre sa gueule.

Là maintenant, Katie et moi tolérions un des rares moments où nous étions dans la même pièce, assissent sur les pierres décoratives à l’extérieur du chalet, regardant une nouvelle famille arriver, montant les marches jusqu’à leur chalet. Un garçon bien bâtit, brun au cheveux bouclé portait un matelas pneumatique et un sac à dos énorme. Katie s’allongea sur ses bras, positionnant ses jambes de façon à ce qu’elles paraissent plus longues et plus fines.

Le garçon montait les marches. Il ne semblait pas l’avoir entendue, et ne lui jetait même pas un regard. Pas de chance, Katie.

“Hey” dit-elle d’un ton sec. “T’es sourd et aveugle ou quoi?”

Il s’arrêta, et baissa les yeux dans sa direction. “Quoi?”

“Oubli”, dit Katie en se levant et nettoyant les saletés sur son cul. “Looser,” balança t-elle en partant en direction de la plage.

“Charmant.” Il me regarda, plissa les yeux, et leva les sourciles. “Oh là, je vois double?”

Je rigola depuis la première fois en quatre jours.

“Ignore la,” lui dis-je en tendant la main. “On n’est pas vraiment pareil. Je m’appelle Emily.”

“Josh.” Il était ‘appétissant’, ça au moins c’était clair. Il regarda dans la direction de Katie, qui marchait dans le sable, en colère.

“Ta soeur sait qu’elle a sa mini-jupe coincée dans son string?” dit-il.

Je l’adorais déjà. “Oh, elle le sait, t’inquiète.” lui dis-je alors que ma mère sortait du chalet, radieuse comme une hétéro chercheuse d’un satellite. Je me leva rapidement. “Je dois y aller, on se voit plus tard.” Je passa devant maman, qui devait sans doute déjà penser à sa tenue de mariage.

“Carrément.” dit Josh. “A plus, Emily.”

“Alors?” dit ma mère alors que nous nous assirent tous à table pour le diner. “Tu t’es fait un nouvel ami, mon cœur?” Okay, je lui accorde cette phrase car elle s’est retenue tout le temps qu’elle a préparé le repas.

“Quoi? Qui?” lui répondit-je de manière innocente. Je pris une pleine bouchée de côtelette d’agneau.

“Le garçons. Josh, c’est ça? Il est très mignon.”

“Oh, lui.” Je tendis le bras vers le vin rouge pour me resservir un verre. “Oui, maman, il est très mignon. Je crois que Katie est à fond sur lui par contre. Hein, Katie?”

“Dans tes rêves,” grogna Katie en poussant la nourriture sur le côté de son assiette. “Les jolis garçons comme ça, c’est pas du tout mon type.”

*Mais bien sûr, putain de oui qu’ils l’étaient.*

“Le mien non plus,” dis-je, en regardant ma mère d’un ai fixe. “Évidemment.”

Ma mère roula des yeux avec un sourire suffisant du genre : “On verra.”

“Oh, tu pourrais faire pire,” dit-elle. “Toutes les deux.” Elle commença à ramasser les assiettes et les apporta à la cuisine. “Quelqu’un veut de la tarte au pomme?”

Et allez, c’est parti.

“Hey oh! J’suis GAY!” Je cria.

“Si tu le dit, chéri.” me répondit ma mère, cherchant de l’aide pour la tarte.

Putain, je préfère à la limite une engueulade. Deux semaines que je supporte cette merde.

“Pas de dessert pour moi,” lui dis-je en attrapant mon téléphone. “J’ai un coup de fil à passer.”

Je marcha violemment, passant devant ma mère se mordant les lèvres, désireuse d’avoir le dernier mot.

“Ouai.” Dit Katie. “Pas de dessert pour moi non plus. Je dois surveiller ma ligne magnifique.”

“Même si personne n’y prête attention.” lui balança-je d’un ton malicieux. Je me rua dans la chambre, claquant la porte au nez de Katie.

“Espèce de sale garce!” cria t-elle en s’acharnant sur la poignée.

Je la laissa rentrer après cinq minutes d’acharnement et de coup sur la porte et décida d’appeler Naomi dans un endroit un peu plus privé. La plage serait parfait. Je laissait Katie se fagoter comme une pute: Faux cils, fond de teint industriel, jupe à peine plus basse que sa chatte. Mais j’en avais rien à faire. Elle trouverait surement un abruti pour baiser avec elle. Je crois pas qu’ils y prêtent trop attention au ‘Foam Nite’, la discothèque du club de vacance. Je préférerais me suicider plutôt que d’aller à ce putain d’endroit.

C’était une nuit sans nuage alors que je marchais en direction de la plage. Le ciel s’assombrissait et devenait bleu fonçé. Les étoiles commençaient à sortir. Je m’allongea sur le sable, les regardant tout en pensant à Naomi. Elle me manquait tellement. Je regardait l’heure sur mon téléphone: Pas trop tard pour appeler. Elle répondit immédiatement.

“Hey mon amour.” C’était si bien d’entendre sa voix que j’aurais pu en pleurer.

“Coucou toi. Ça va?” lui dis-je.

“Oh, tu sais, Super! Il ne faut pas sous-estimé la joie que me procure le fait de voir ma mère et son petit-ami se faire des mamours toute la journée. Je n’aurais jamais pensé que c’était autant stimulant de voir ces deux vieux desperados se papouiller toute les putains de secondes de cette putain de journée.”

“Dur, mon cœur. C’est mesquin.”

“Carrément. C’est d’la merde. Mais ce soir c’était obligé que ça soit de la merde.” Elle soupira. “Et toi?”

“Idem. J’en ai ras-le-bol. Ma mère a déjà essayé de ma caser avec un mec.”

“Oh, putain. Qui?”

“Juste un gamin qui habite dans le chalet d’à côté. Il a l’air plutôt cool.”

Plus un bruit.

“Mais, je suis évidemment pas intéressée.”

“Comme tu veux. Tu crois que ça me fait quelque chose?”

“Putain, j’espère bien!”

Je savais qu’elle souriait, même si elle ne répondait pas.

“J’aimerais que tu sois à côté de moi, maintenant, sur cette plage pour regarder les étoiles.” lui dis-je.

Naomi grommela. “Moi aussi. J’arrête pas de penser à nous deux, dans un lit.”

“Je sais.” J’hésitais. “Rappelle moi… On faisait quoi dans ce lit déjà?”

“Et bien…” Naomi commença, mais j’entendais quelqu’un marcher derrière moi.

“Merde, quelqu’un vient vers moi.” je murmura dans le téléphone. “J’t'appelle plus tard.”

Je me retourna pour voir qui me foutait les jetons. C’était Josh.

“Tu m’a fait peur merde, t’es un pervers ou quoi?” lui balança-je en le regardant. Je ne voyais pas tellement dans la pénombre, mais je pouvais dire qu’il souriait malicieusement.

“Hum, non” dit-il. “Je suis juste quelqu’un avec des oreilles. Il n’y a pas de vent: le bruit voyage vite.”

“Ouai.” Je le fixa en serrant mon téléphone contre moi.

“Ouai. Et bien, j’suis désolé. Je te dérange pas plus.” dit-il. Il tourna les talons pour partir.

Je me sentais un petit peu coupable.

“Hey?” je l’appela. “Si tu ne fais rien demain… Peut-être qu’on pourrait, tu sais, trainer ou un truc comme ça?”

Josh m’a sourit. “Pas de soucis.” dit-il en marchant en arrière. “J’aimerais bien. Frappe à ma porte.”

“Parfait.” Je lui fit un signe de la main.

Je le regarda jusqu’à ce qu’il rentre dans son chalet puis je sortis mon téléphone et appuya sur la touche: Bis.

“Coucou toi,” dis-je. “J’avais peur que tu te sois endormis.”

“Aucune chance. Surtout quand je rêve de te déshabiller.”

“Ah oui?”

“Oui, tu portes ta culotte de coton blanche, et je t’embrasse tes jolies cuisses.”

“Je devrais peut-être enlever cette culotte, non?”

“Non… c’est moi qui vais le faire. Ensuite je remonte un peu… d’abord doucement et puis…”

“Plus vite.” lui dis-je dans un souffle. “Fais le plus vite.”

“Tu aimes ça.” dit-elle.

“J’aime trop ça! Tu peux voir mes seins?”

“Oui, et tu les touches, tes tétons sont durs. Et je me frotte contre tes cuisses.”

“Mon dieu…” Mes battements de cœur étaient étourdissant, s’accélérant. J’avais ma main dans ma culotte, mes doigts caressait la zone de mon corps où j’imaginais être la langue de Naomi. “Ça viens…”

Dis-je dans un souffle d’excitation. “Je veux t’embrasser…”

Dans une bouffée d’euphorie, j’atteins l’orgasme, une main serrant le téléphone contre mon oreille.

“Je t’aime.” lui dis-je au même moment où Naomi me dit: “Je t’aime tellement.”